Nos missions

sstl1
sstl1

Présentation

Le SSTL a pour mission principale d’éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail. Il contribue également à la réalisation d’objectifs de santé publique afin de préserver, au cours de la vie professionnelle, un état de santé du travailleur compatible avec son maintien dans l’emploi.

missions
prévention
sstl2

Prévention des risques professionnels

Conseiller et accompagner les entreprises en se rendant directement sur les lieux de travail est une priorité pour le médecin du travail et son équipe.

Actions en entreprise

> Évaluation des risques professionnels :  

* Elaboration de la fiche d’entreprise

* Accompagnement dans la rédaction et/ou la mise à jour du Document unique

Obligatoire pour toutes les entreprises à partir d’un salarié, il permet d’évaluer les risques des travailleurs et de mettre en place une démarche de prévention continue dans l’entreprise. Le document unique doit donc être régulièrement mis à jour permettant d’avoir une vision évolutive des risques auxquels sont exposés les travailleurs dans l’entreprise.  Il n’existe pas de format imposé pour rédiger votre DUERP, ce qui rend parfois l’exercice compliqué.                                                                                                                                                                                                    

Pour aider les employeurs, l’Assurance maladie – Risques professionnels (INRS, Carsat/CGSS) en partenariat avec les organisations professionnelles des métiers concernés a élaboré des outils en ligne (OIRA) permettant de réaliser de façon interactive l’évaluation des risques professionnels. Ils permettent d’éditer (imprimer ou télécharger) un rapport complet d’évaluation des risques et un plan d’action de prévention. 

Parallèlement, différents organismes de Nouvelle-Aquitaine, habilités par la DREETS et enregistrés en tant qu’IPRP (Intervenant en Prévention des Risques Professionnels), peuvent également vous aider tout au long des étapes de réalisation de votre DUERP.                                                   

A votre demande, votre service de santé au travail peut vous accompagner dans l’élaboration / mise à jour de votre document, dans le choix des outils mis à votre disposition pour le réaliser ainsi que dans la mise en œuvre de votre plan d’action.  La fiche d’entreprise peut servir de base pour rédiger ou mettre à jour le Document unique d’évaluation des risques professionnels.

OIRA

Un simple outil pour évaluer vos risques

C’est une plateforme gratuite qui facilite l’évaluation des risques professionnels. Il vous guide pas à pas pour identifier les dangers, organiser votre analyse et établir un plan d’actions adapté à votre entreprise

INRS

Des files conseils par métier

L’INRS propose des outils spécifiques pour aider chaque secteur à identifier ses risques professionnels. Ces ressources facilitent l’évluation et la mise en place d’actions de prévention adaptées.

SEIRICH

Inventorier les produits chimiques

Toutes les entreprises utilisent de nombreux produits chimiques, qui passent parfois encore inaperçs.

SEIRICH vous aide à inventorier quel que soit votre secteur d’activité et peu importe votre niveau d’expertise. Il propose un ensemble de fonctionnalités / saisir des produits, gestion multizones, plan d’action, analyse de FDS, choix EPI…

Assurance maladie

Des ressources de proximité

Le site ameli.fr propose aux entreprises des outils pour prévenir les risques professionnels, comprendre les obligations légales et accéder à des aides financières pour améliorer la santé et la sécurité au travail.

> Mesure et prévention d’un risque particulier : Agents chimiques, risques psychosociaux, troubles musculo-squelettiques (TMS), bruit, éclairage, vibrations, fréquence cardiaque

> Analyse et évolution de l’organisation du travail : Conditions de travail, projet de changement

> Actions de sensibilisation pour les salariés

Le SSTL organise des actions de sensibilisations animées par les différents membres de l’équipe de l’équipe de santé au travail (médecin, infirmier) en étroite collaboration avec les entreprises qu’elle accompagne.

Elles peuvent également être crées à la demande de l’employeur. Les formats des sensibilisations sont diversifiés et adaptés à chaque situation / Ateliers, Réunions d’information.

Les principales actions de sensibilisations proposées portent sur les thématiques suivantes : 

Le bruit, le Travail sur écran, les produits chimiques, le Sommeil et l’Alimentation, le Travail de nuit, la Prévention des TMS , les Risques psychosociaux.

> Maintien dans l’emploi d’un salarié :  Étude du poste de travail, aménagement de poste

Le SSTL, composé de médecins du travail, d’infirmiers en santé au travail et de préventeurs, conseille à tout moment les employeurs, les salariés et leurs représentants.

Conseils aux employeurs

Le médecin du travail et son équipe sont des interlocuteurs privilégiés pour les questions de prévention, sécurité et santé au travail, quel que soit le risque professionnel. Ainsi, le SSTL peut apporter des conseils sur :

  • la règlementation concernant la prévention des risques professionnels dans un cadre général ou pour des secteurs d’activité, des métiers ou des risques spécifiques,
  • les liens entre l’organisation du travail et la santé,
  • l’évaluation des risques professionnels présents dans l’entreprise ou la mesure d’un risque spécifique,
  • les actions ou les dispositifs de prévention à mettre en place ou à faire évoluer,
  • le maintien dans l’emploi d’un salarié pour la recherche de solutions adaptées
  • une situation à risque particulière rencontrée dans l’entreprise.

Conseils aux salariés

Le médecin du travail et son équipe veillent à ce que l’état de santé des salariés soit compatible avec son environnement de travail, ses missions, et ce, tout au long de leur vie professionnelle.

Ils peuvent leur apporter des conseils sur :

  • La connaissance des risques professionnels liés au poste de travail,
  • Les mesures de prévention à mettre en place,
  • L’adéquation entre l’état de santé et le poste de travail,
  • Le suivi des expositions professionnelles durant le parcours professionnel,
  • Le maintien dans l’emploi à la suite d’un problème de santé.

Dans le cadre de la stratégie nationale de santé publique, dont des campagnes de vaccination et de dépistage, des actions de sensibilisation aux bénéfices de la pratique sportive et des actions d’information et de sensibilisation aux situations de handicap au travail.

1 – La traçabilité des expositions professionnelles

Chaque salarié dispose d’un dossier médical en santé au travail complété par le médecin du travail ou l’infirmière en santé au travail.

Le dossier médical en santé au travail contient les informations sur la santé du salarié, les postes qu’il a occupés et les risques professionnels auxquels il a pu être exposé.

Les données contenues dans ce dossier sont strictement couvertes par le secret médical. Les données permettent aux professionnels de santé du service d’identifier des expositions à des risques professionnels qui pourraient avoir un impact sur la santé du salarié.

2 – L’identification de risques émergents et les études épidémiologiques

Les équipes du SSTL sont amenées à réaliser des études ou des enquêtes épidémiologiques pour connaître l’impact sur la santé des évolutions concernant les organisations du travail, les métiers, les conditions de travail, les produits utilisés et les technologies.

Les résultats de ces travaux permettent d’informer les entreprises et leurs salariés sur des risques émergents, d’adapter les démarches de prévention en entreprise et le suivi individuel des salariés.

Le suivi individuel de l'état de santé

Le suivi médical est individualisé en fonction du type de poste, des risques professionnels auxquels est exposé le salarié, de son âge et de son état de santé.

L’exactitude des risques auxquels le salarié est exposé est donc essentielle pour assurer un suivi médical adapté. Cette déclaration est sous la responsabilité de l’employeur.

Elle se fait au moment de l’ajout des salariés dans la liste des effectifs, sur le portail adhérent du SSTL.

1/ Les 3 types de suivi

> concerne les salariés dont l’état de santé et/ou les risques le justifient selon l’article R4624-17.

  • travailleur handicapé
  • titulaire d’une pension d’invalidité
  • travailleur de nuit
  • femme enceinte, allaitante ou venant d’accoucher
  • travailleur de moins de 18 ans non affecté à des travaux réglementés
  • salarié exposé à des agents biologiques du groupe 2
  • salarié exposé à des champs électromagnétiques si VLE dépassée

> concerne les salariés exposés à des risques particuliers définis par l’article R 4624-23.

  • salarié exposé à l’amiante
  • salarié exposé au plomb
  • salarié exposé à des agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR)
  • salarié exposé aux agents biologiques des groupes 3 et 4
  • salarié exposé aux rayonnements ionisants catégorie A
  • salarié exposé aux rayonnements ionisants catégorie B
  • salarié exposé à un risque hyperbare
  • salarié exposé au risque de chute de hauteur lors des opérations de montage ou démontage d’échafaudages
  • salarié exposé à la manutention manuelle de plus de 55kg sans aide mécanique
  • travailleur titulaire d’une autorisation de conduite d’équipement de travail délivrée par l’employeur
  • travailleur titulaire d’une habilitation électrique délivrée par l’employeur
  • travailleur de moins de 18 ans affecté à des travaux réglementés
  • risques particuliers motivés par l’employeur selon l’article R4624-23

> concerne les salariés sans risque particulier.

2/ Les types de visite

Voir la fiche >

>> Visite d’Information et de Prévention Initiale (VIP Initiale) pour un suivi individuel simple ou adapté

Tout travailleur soumis à un suivi individuel simple bénéficie d’une Visite d’Information et de Prévention (VIP) initiale réalisée par un professionnel de santé (médecin du travail, collaborateur médecin, interne en médecine du travail, infirmier en santé au travail) dans un délai qui n’excède pas trois mois à compter de la prise effective du poste de travail (dans un délai de deux mois pour les apprentis).

Cette visite d’information et de prévention dont bénéficie le travailleur est individuelle.

Elle a notamment pour objet :

>> D’interroger le salarié sur son état de santé ;
>> De l’informer sur les risques éventuels auxquels l’expose son poste de travail ;
>> De le sensibiliser sur les moyens de prévention à mettre en œuvre ;
>> D’identifier si son état de santé ou les risques auxquels il est exposé nécessitent une orientation vers le médecin du travail ;
>> De l’informer sur les modalités de suivi de son état de santé par le service et sur la possibilité dont il dispose, à tout moment, de bénéficier d’une visite à sa demande avec le médecin du travail.

Si la VIP est réalisée par un professionnel de santé, ce dernier peut orienter le salarié vers le médecin du travail s’il le juge nécessaire.

>> Examen médical d’aptitude à l’embauche (EMA à l’Embauche) pour un suivi individuel renforcé

POUR LES TRAVAILLEURS EN SUIVI INDIVIDUEL RENFORCE (SIR)
(R. 4624-22 à R. 4624-27) Le suivi individuel renforcé comprend un examen médical d’aptitude, qui se substitue à la visite d’information et de prévention. Il est effectué par le médecin du travail préalablement à l’affectation sur le poste.

Cet examen a notamment pour objet :

>> De s’assurer que le travailleur est médicalement apte au poste de travail auquel l’employeur envisage de l’affecter, notamment en vérifiant la compatibilité du poste avec l’état de santé du travailleur qui y est affecté, afin de prévenir tout risque grave d’atteinte à sa santé ou à sa sécurité ou à celles de ses collègues ou des tiers évoluant dans l’environnement immédiat de travail ;
>> De rechercher si le travailleur n’est pas atteint d’une affection comportant un danger pour les autres travailleurs ;
>> De proposer éventuellement les adaptations du poste ou l’affectation à d’autres postes ;
>> D’informer le travailleur sur les risques des expositions au poste de travail et le suivi médical nécessaire ;
>> De sensibiliser le travailleur sur les moyens de prévention à mettre en œuvre.

Cet examen donne lieu à la délivrance par le médecin du travail d’un avis d’aptitude ou d’inaptitude rendu conformément aux dispositions de l’article L. 4624-4. Cet avis d’aptitude ou d’inaptitude est transmis au travailleur et à l’employeur et versé au dossier médical en santé au travail de l’intéressé.

CAS DE DISPENSE

Lorsque le travailleur a bénéficié d’une visite médicale d’aptitude dans les deux ans précédant son embauche, l’organisation d’un nouvel examen médical d’aptitude n’est pas requise dès lors que l’ensemble des conditions suivantes sont réunies :

> Le travailleur est appelé à occuper un emploi identique présentant des risques d’exposition équivalents ;
>> Le médecin du travail intéressé est en possession du dernier avis d’aptitude du travailleur ;
>> Aucune mesure formulée au titre de l’article L. 4624-3 (des mesures individuelles d’aménagement, d’adaptation ou de transformation du poste de travail ou des mesures d’aménagement du temps de travail) ou aucun avis d’inaptitude au cours des deux dernières années.

Voir la fiche >

>> Visite d’Information et de Prévention Périodique (VIP Périodique) pour un suivi individuel simple ou adapté

Tout travailleur soumis à un suivi individuel simple ou adapté bénéficie d’une Visite d’Information et de Prévention (VIP) Périodique réalisée par un professionnel de santé (médecin du travail, collaborateur médecin, interne en médecine du travail, infirmier en santé au travail).
Cette visite d’information et de prévention dont bénéficie le travailleur est individuelle.

Elle a notamment pour objet :

>> D’interroger le salarié sur son état de santé ;
>> De l’informer sur les risques éventuels auxquels l’expose son poste de travail ;
>> De le sensibiliser sur les moyens de prévention à mettre en œuvre ;
>> D’identifier si son état de santé ou les risques auxquels il est exposé nécessitent une orientation vers le médecin du travail ;
>> De l’informer sur les modalités de suivi de son état de santé par le service et sur la possibilité dont il dispose, à tout moment, de bénéficier d’une visite à sa demande avec le médecin du travail.

Si la VIP est réalisée par un professionnel de santé, ce dernier peut orienter le salarié vers le médecin du travail s’il le juge nécessaire.
A l’issue de cette visite, le professionnel de santé délivre une attestation de suivi (R4624-14) au travailleur et à l’employeur.

Le travailleur bénéficie d’un renouvellement de la visite d’information et de prévention initiale, réalisée par un professionnel de santé, selon une périodicité qui ne peut excéder cinq ans.

>> Examen médical d’aptitude Périodique (EMA Périodique) pour un suivi individuel renforcé

Tout travailleur soumis à un suivi individuel renforcé bénéficie, à l’issue de l’examen médical d’embauche, d’un renouvellement de cette visite, effectuée par le médecin du travail selon une périodicité qu’il détermine et qui ne peut être supérieure à quatre ans.

Cet examen donne lieu à la délivrance par le médecin du travail d’un avis d’aptitude ou d’inaptitude rendu conformément aux dispositions de l’article L. 4624-4. Cet avis d’aptitude ou d’inaptitude est transmis au travailleur et à l’employeur et versé au dossier médical en santé au travail de l’intéressé.

Une visite intermédiaire est effectuée par un professionnel de santé au plus tard deux ans après la visite avec le médecin du travail avec délivrance d’une attestation de suivi.

Cet examen a notamment pour objet :

>> De s’assurer que le travailleur est médicalement apte au poste de travail auquel l’employeur envisage de l’affecter, notamment en vérifiant la compatibilité du poste avec l’état de santé du travailleur qui y est affecté, afin de prévenir tout risque grave d’atteinte à sa santé ou à sa sécurité ou à celles de ses collègues ou des tiers évoluant dans l’environnement immédiat de travail ;
>> De rechercher si le travailleur n’est pas atteint d’une affection comportant un danger pour les autres travailleurs ;

>> De proposer éventuellement les adaptations du poste ou l’affectation à d’autres postes ;

>> D’informer le travailleur sur les risques des expositions au poste de travail et le suivi médical nécessaire ;

>> De sensibiliser le travailleur sur les moyens de prévention à mettre en œuvre.

Voir la fiche >

Elle est réalisée au cours d’un arrêt maladie de plus de 30 jours lorsque l’état de santé du salarié laisse présager des difficultés à la reprise. Elle a pour but de favoriser le maintien dans l’emploi en préparant la reprise du travail, de sorte qu’elle se déroule le mieux possible.
Elle précède l’examen de reprise et ne le remplace pas.

Elle peut être organisée à l’initiative du médecin traitant, du médecin du conseil de la sécurité sociale, ou du salarié qui peut la demander directement auprès du service de santé au travail, sans passer par son employeur.

Voir la fiche >

Le salarié bénéficie d’un examen de reprise du travail par le médecin du travail suite à :

  • Congés maternité,
  • Absence pour cause de maladie professionnelle quel que soit la durée (à partir de 1 jour),
  • Absence d’au moins 30 jours, pour cause d’accident de travail,
  • Absence d’au moins 60 jours, pour cause de maladie ou d’accident non professionnel.

Dès que l’employeur a connaissance de la date de la fin de l’arrêt de travail, il saisit le Service de Prévention et de Santé au Travail qui organise l’examen de reprise au plus tard dans un délai de 8 jours qui suivent cette reprise.

Cet examen permet de vérifier la compatibilité entre l’état de santé du salarié et son poste de travail.

Voir la fiche >

Indépendamment des examens d’aptitude, périodiques et VIP, un examen par le médecin du travail peut être effectué à la demande :

> du salarié (la demande du travailleur ne peut motiver aucune sanction)
>> de l’employeur
>> du médecin du travail.

Le travailleur peut solliciter notamment une visite médicale, lorsqu’il anticipe un risque d’inaptitude, dans l’objectif d’engager une démarche de maintien en emploi et de bénéficier d’un accompagnement personnalisé.

Lors de la visite, le médecin du travail peut réaliser ou prescrire les examens complémentaires nécessaires afin de :

> déterminer la compatibilité entre le poste de travail et l’état de santé du travailleur, notamment au dépistage des affections pouvant entraîner une contre-indication à ce poste de travail ;
>> de dépister une maladie professionnelle ou à caractère professionnel susceptible de résulter de l’activité professionnelle du travailleur ;
>> de dépister des maladies dangereuses pour l’entourage professionnel du travailleur.

Les examens complémentaires sont à la charge du service de santé au travail interentreprises (art. R4624-36).

Dans le cadre du suivi des travailleurs de nuit, le médecin du travail peut prescrire, s’il le juge utile, des examens spécialisés complémentaires, qui sont à la charge de l’employeur (art. R4624-37).

En cas de désaccord entre l’employeur et le médecin du travail sur la nature et la fréquence de ces examens, la décision est prise par le médecin inspecteur du travail.

Voir la fiche >

Depuis le 01/04/2022, la loi « Santé Travail » établi une visite de mi-carrière régie par l’article L4624-2-2 du Code du Travail.

Elle concerne les travailleurs en CDI, CDD, intérim, et contrat d’apprentissage.

Quand a-t-elle lieu ?

Cette visite peut être organisée :

  • S’il existe un accord de branche qui détermine la périodicité de cet examen,
  • Ou à défaut, durant l’année civile du45ème anniversaire du travailleur.

La visite de mi-carrière peut être réalisée conjointement à une autre visite médicale, si celle-ci est fixée dans les 2 ans qui précède le 45ème anniversaire.

Quels sont les objectifs ?

  1. Etablir un état des lieux de l’adéquation entre le poste de travail et l’état de santé du travailleurà date, en tenant compte des expositions à des facteurs de risques professionnels auxquelles il a été soumis.
  2. Evaluer les risques de désinsertion professionnelle, en prenant en compte l’évolution des capacités du travailleur en fonction de son parcours professionnel, de son âge et de son état de santé.
  3. Sensibiliser le travailleur aux enjeux du vieillissementau travail et sur la prévention des risques professionnels.

Quelles sont les conséquences ?

Le médecin du travail peut proposer par écrit et après échange avec l’employeur et le travailleur les points suivants :

  • Mesures d’aménagement individuelles,
  • Adaptation ou transformation du poste de travail,
  • Mesures d’aménagement du temps de travail justifiées par des considérations relatives notamment à l’âge ou à l’état physique et mental du travailleur.

Voir la fiche >

Pour quoi faire ?

  • Assurer une transition du suivi individuelde l’état de santé du travailleur entre sa période d’activité et sa retraite.
  • Établir une traçabilité et un état des lieux, à date, de certaines expositions aux facteurs de risques professionnels auxquels a été soumis le travailleur.
  • Mettre en place, au moment de la retraite, une surveillance médicaleen lien avec le médecin traitant et le médecin conseil de la CPAM si les expositions rencontrées au cours de la carrière le requièrent.
  • Informer des démarches à effectuerpour bénéficier d’une surveillance post-professionnelle.

 

Qui est concerné ?

Organisée au moment du départ en retraite, la visite de fin de carrière est destinée aux travailleurs ayant été exposés à un ou plusieurs risques professionnels pour leur santé ou leur sécurité. Plus précisément, il s’agit :

  • des travailleurs bénéficiant ou ayant bénéficié d’un Suivi Individuel Renforcé (SIR), au titre de l’exposition aux risques suivants : amiante, plomb, agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, agents biologiques des groupes 3 et 4, rayonnements ionisants, risque hyperbare, risque de chute de hauteur lors des opérations de montage et de démontage d’échafaudages.
  • des travailleurs ayant été exposé à un ou plusieurs de ces risques professionnels, avant la mise en œuvre du Suivi Individuel Renforcé selon les textes (2017).

Qui en fait la demande ?

L’employeur informe le Service de Prévention et de Santé au Travail dès qu’il a connaissance du départ ou de la mise à la retraite d’un des travailleurs de l’entreprise. Il avise sans délai le salarié concerné de la transmission de cette information.

Lorsqu’un travailleur estime remplir les conditions requises pour bénéficier de cette visite et n’a pas été avisé de la transmission de cette information par l’employeur, il peut, durant le mois précédant son départ, demander à bénéficier de cette visite directement auprès de son Service de Prévention et de Santé au Travail. Il informe son employeur de sa démarche.

Informé du départ ou de la mise à la retraite du travailleur, le Service de Prévention et de Santé au Travail détermine alors, par tout moyen, si le travailleur remplit les conditions requises et organise la visite lorsqu’il les estime remplies.

Rôle du médecin du travail et surveillance post-professionnelle

À l’issue de la visite, le médecin du travail remet le document dressant l’état des lieux au travailleur. Lorsque le document fait état de l’exposition à un ou plusieurs facteurs de risques professionnels ou que l’examen auquel il procède fait apparaître d’autres risques professionnels, le médecin du travail préconise, le cas échéant, la surveillance post-professionnelle en lien avec le médecin traitant.

À cette fin, il lui transmet, s’il le juge nécessaire et avec l’accord du travailleur, le document et, le cas échéant, les informations complémentaires. Les documents transmis sont assortis de préconisations et de toutes informations utiles à la prise en charge médicale ultérieure.

Lorsque le travailleur remplit les conditions pour bénéficier du dispositif de surveillance post-professionnelle, le médecin du travail l’informe des démarches à effectuer.

A noter : une visite post-exposition est par ailleurs prévue pour les travailleurs en cours de carrière dont l’exposition à des postes à risques cesse. Elle est organisée par le médecin du travail qui met en place une surveillance dans des conditions similaires.

Voir la fiche >

La loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé travail introduit la possibilité d’organiser un nouveau rendez-vous pour les salariés en arrêt de travail d’au moins 30 jours : le « rendez-vous de liaison ».

Ce rendez-vous, qui n’est pas un rendez-vous médical, a pour objectif de maintenir un lien entre le salarié pendant son arrêt de travail et l’employeur et d’informer le salarié qu’il peut bénéficier d’actions de prévention de la désinsertion professionnelle, d’une visite de pré-reprise, et de mesures d’aménagement du poste et/ou du temps de travail.

3/ Les examens complémentaires annuels

Nos centres de santé au travail sont équipés de matériels performants de surveillance clinique qui permettent de compléter directement sur place l’examen médical.

Ils aident :

  • à la détermination de l’aptitude médicale du salarié au poste de travail, notamment au dépistage des affections comportant une contre-indication à ce poste de travail ;
  • au dépistage d’une maladie professionnelle ou à caractère professionnel susceptible de résulter de l’activité professionnelle du salarié ;
  • au dépistage des maladies dangereuses pour l’entourage du salarié.
 

Analyse d’urine

   Avec un lecteur de bandelettes urinaires, pour dépister des pathologies telles que le diabète, un dysfonctionnement des reins,       etc.

* Explorations fonctionnelles respiratoires (EFR)

   Evalue la fonction respiratoire.

* Test visuel

  Evalue le capacités visuelles.

* Test auditif

   Evalue l’acuité auditive.

* Electrocardiogramme – ECG

   Evalue l’activité électrique du cœur.

* Questionnaire « Observatoire du stress, de l’anxiété et de la dépression »

   Evaluation et Assistance auprès de salariés sur les thèmes de la santé psychique

* Bilans biologiques

   En lien avec la prévention du risque chimique, du risque lié au travail en équipe alternante  ainsi que dans le cadre de notre           mission de santé publique. 

D’autres examens peuvent être prescrits par le médecin du travail pour être réalisés par des organismes extérieurs.

Toutes ces prestations sont comprises dans le prix de votre offre socle et n’engendreront pas de surcoût.

Maintien dans l'emploi

Au cours de sa carrière professionnelle, un salarié peut être confronté à une situation d’inaptitude médicale (ou de risque d’inaptitude) susceptible de constituer une menace pour son emploi : maladie, accident de la vie privée, maladie professionnelle ou accident de travail.

Dans ce cas, l’équipe pluridisciplinaire du SSTL propose un accompagnement au salarié, ainsi qu’à son employeur, afin de trouver ensemble les solutions qui vont permettre au salarié de conserver une activité professionnelle compatible avec son état de santé.

Signaler ou identifier le plus en amont possible le risque d’inaptitude médicale est essentiel, afin de disposer de temps pour construire un nouveau projet professionnel. À ce titre, les visites médicales et notamment les visites de pré-reprise peuvent permettre au Médecin du travail de déclencher une action de maintien en emploi.

Différentes pistes sont explorées :

    • L’aménagement technique ou organisationnel du poste de travail,
    • L’aménagement des horaires, le recours au temps partiel,
    • Le reclassement au sein de l’entreprise, ou dans autre entreprise, accompagnée d’une formation.

Outre ces pistes techniques et opérationnelles, les équipes du SSTL peuvent orienter le salarié vers des solutions sociales (reconnaissance de l’invalidité, pré-retraite…) et lui expliquer les différentes aides (financières, aides à la personne) auxquelles il peut prétendre.

Les organismes compétents sont sollicités, parmi lesquelles la CARSAT, CAP EMPLOI, la CPAM, l’Agefiph.